La migration forcée se poursuit en 2017

Selon un récent rapport du HCR, 68,5 millions de personnes ont été déplacées dans le monde en 2017. Il s'agissait notamment de réfugiés, de demandeurs d'asile, de personnes déplacées à l'intérieur du pays, de réfugiés rapatriés ou d'apatrides. Plus de la moitié des réfugiés étaient des enfants de moins de 18 ans. Ce mouvement était le résultat de persécutions, de conflits et de violences généralisées. Dans certains pays, le nombre de nouvelles demandes d’asile a augmenté rapidement au cours des dernières années, et la Grèce en fait partie :

Le nombre de personnes ayant fui leur domicile dans le monde a atteint 2,7 millions en 2017. Près de 90% d'entre elles étaient originaires de 3 pays (Soudan du Sud, Syrie et Myanmar). Les 4 principaux pays d'asile étaient la Turquie, le Bangladesh, le Soudan et l'Ouganda.

En 2017, 162 pays ont reçu un total de près de 2 millions de demandes d'asile. Depuis 2013, la Syrie a toujours été le pays d’origine le plus courant des nouveaux demandeurs d’asile ; mais en 2017, c'est l'Afghanistan qui a soumis 125 000 candidatures. Quant au pays d'accueil, la Turquie arrive en tête de liste depuis 2016 avec 67 000 demandes reçues cette année-là.

Contrairement aux réfugiés et aux demandeurs d’asile, les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI) ne traversent aucune frontière nationale. Leur nombre est estimé à 40 millions à travers le monde en raison de conflits armés, de violences généralisées ou de violations des droits humains. La République démocratique du Congo a vu sa situation se détériorer en 2017 avec 1,9 million de nouvelles personnes déplacées internes en raison d'un conflit interne.

Les apatrides (qui ne sont considérés comme nationaux par aucun État) sont estimés à 10 millions dans le monde, mais les données officielles n'existent pas dans tous les pays, il y en a donc sans doute beaucoup plus.

Les solutions à long terme pour les réfugiés, telles que le rapatriement librement consenti, la réinstallation dans un pays tiers et l'intégration locale, constituent souvent les principaux objectifs. Mais le retour des réfugiés dans leur pays d’origine est souvent difficile, et il y a eu moins de 5% de retours en 2017 (5 fois plus qu’en 2014). La réinstallation peut également être nécessaire pour certains des réfugiés les plus vulnérables au monde. Près de 40 000 (50%) de toutes les demandes de réinstallation en 2017 provenaient de Syriens. La dernière solution durable est l'intégration locale, qui consiste en l'intégration du réfugié dans le pays d'asile, mais le processus est long et échoue souvent. La première grande étape consiste à obtenir le statut d’asile, ce qui peut être une procédure assez longue. Vous trouverez ci-dessous les statistiques pour la Grèce, mais ces durées sont similaires dans tous les pays en raison du manque d'employés dans les centres d'asile, du nombre croissant de réfugiés, du manque de possibilités de traduction, etc.

Des actions conjointes de pays ont également eu lieu partout dans le monde. Par exemple, 2017 a été la dernière année du mécanisme de relocalisation d’urgence de l’UE, adopté par les États membres de l’UE en 2015 pour soulager la Grèce et l’Italie des flux massifs de réfugiés. Les résultats n’ont pas été concluants puisque seul un tiers des 66 400 personnes initialement prévues ont été relocalisées depuis la Grèce, et moins d’un tiers des 40 000 depuis l’Italie.

Bibliographie

1. HCR : Rapport global, 2017.
2. HCR : Carte du mécanisme de relocalisation d’urgence de l’UE, 5 mars 2017.
3. Conseil grec pour les réfugiés : Rapport national : Grèce, 2017.

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